(en partie d’après un document aux archives municipales de la ville de Reims)
Trouver un acte de naissance, de mariage ou de décès est plus ou moins facile selon l’époque. Partons de ce qui est le plus proche de nous et remontons le temps.
A partir du 1er vendémiaire de l’an V (c’est-à-dire le 23 septembre 1796), les actes sont regroupés par année et par type. Un registre contient les naissances ou les mariages ou les décès pour une année. Pour certaines années, on a 2 ou 3 registres. Pendant les années révolutionnaires, les dates vont en gros de septembre à septembre. C’est ainsi jusqu’en 1806 où on bascule sur les années telles que nous les connaissons. Pour cette période, il est assez facile de trouver un acte car il existe des tables à la fin de chaque registre.
Entre le 1er janvier 1793 et le dernier jour de l’an IV, nous sommes désormais dans l’état civil laïc. Reims est divisé en 3 arrondissements. Les registres sont alors regroupés par année, par type d’acte et par arrondissement.
Voici les différentes sections de ces arrondissements :
- 1er arrondissement : Amis de la patrie, Jard-Section de la Réunion, Jard-Vesle-Place de Ville, Fraternité, Fraternité-Réunion-Amis de la Patrie, Vesle (La Fraternité)
- 2ème arrondissement : Cérès (Contrat social), Contrat social, Mars-Cérès-Notre Dame, Mars (Lepelletier), Mars, Notre Dame (Le Temple de la Raison), Temple
- 3ème arrondissement : Droits de l’homme et de la Montagne, Droits de l’homme, Dieu Lumière (Droits de l’homme), Flechambault (La Montagne)
Avant le 1er janvier 1793, les registres sont tenus par les curés des paroisses. Il faut là aussi considérer plusieurs étapes dont voici les principales.
- 1539 : ordonnance de Villers-Cotterêts. François Ier impose aux prêtres la tenue de registres de baptêmes et de sépulture.
- 1579 : ordonnance de Blois. Henri III étend cette obligation aux mariages.
- 1667 : ordonnance de Saint-Germain-en-Laye. Louis XIV rappelle les textes et demande de tenir les registres en double exemplaire.
- 1791 : décret du 28 avril et loi du 4 mai. Ces textes réforment les circonscriptions religieuses et modifient le nombre des paroisses. Les actes du dernier trimestre de 1792 se trouvent à la fin des registres paroissiaux existants et le véritable état civil laïc commence le 1er janvier 1793.
Avant la Révolution française, Reims compte 14 paroisses qu’on peut situer grâce à ce plan (d’après un plan de 1769 aux archives municipales de Reims. Sur le site des archives de Reims, il est possible de zoomer pour agrandir le plan auquel vous laisserez le temps de se charger) :
A - St André
B - St Denis
C - St Etienne
D - St Hilaire
E - St Jacques
F - St Jean
G - St Julien
H - St Martin
I - St Maurice
J - St Michel
K - St Pierre
L - St Symphorien
M - St Timothée
N - Ste Marie Madeleine
Lors de la réforme de 1791, seules 4 anciennes églises sont conservées : St André, St Maurice, St Pierre et Ste Marie Madeleine. 2 édifices religieux existants deviennent des paroisses nouvelles :
O - Paroisse révolutionnaire de St Remi
P - Cathédrale Notre Dame
Elles n’existent en tant que telles que de début juin 1791 à fin 1792.
Toutes les autres paroisses voient leurs registres clos fin mai ou début juin 1791.
A ces paroisses, il faut ajouter l’hôpital St Marcoul (Q) et l’Hôtel Dieu (R) qui ont leurs propres registres (sépultures pour St Marcoul, baptêmes et sépultures pour l’Hôtel Dieu).
Il faut également compter les registres de l’église métropolitaine Notre Dame (Cathédrale) dans lesquels sont répertoriés les décès des chanoines et personnalités au service de l’église. Aux archives départementales de Châlons, St Marcoul va de 1737 à 1768, l’Hôtel Dieu de 1737 à 1792, et Notre Dame de 1769 à 1790
Chercher un acte dans ces registres relève alors un peu du parcours du combattant : il faut connaître la paroisse ou alors passer en revue tous les registres. Il n’y a pas de tables à la fin des registres, ce qui ne facilite pas la tâche.
Mais bien sûr, le site marne-archive est là pour vous aider. Tout n’est pas encore relevé, mais peu à peu nous y arrivons.